Sur les pas de Penda Diouf
Théâtre de Poche, Genève
Mars 2026
Dans le cadre de son temps fort féministe “Mars Pugnace ”, le Théâtre de Poche a mis à l’honneur la pièce de théâtre de l’autrice
Penda Diouf, La grande ourse. La pièce traite de l’injustice sociale et particulièrement raciste. Elle raconte comment une mère,
poursuivie par la justice pour avoir abandonné sur la voie publique le papier du bonbon, va entamer une métamorphose animale
en guise de résistance. L’imaginaire et la réappropriation d’un instinct sauvage deviennent alors d’ultimes espaces de dignité et de
reconnexion à soi.
En collaboration avec l’association féministe Echappées randonnées et Rachel Bolle, chercheuse en littérature afro-diasporiques, nous avons conçu et accompagné deux balades urbaines. Le temps d’un week-end nous avons emprunté des chemins de sorcière, convié nos ancêtres et mis à l’honneur des textes qui entraient selon nous en résonance avec l’univers de Penda Diouf.
Nous avons convoqué les autrices l’ayant inspirée dans son processus d'écriture, Clarissa Pinkola Estés et Toni Morrison, en les mettant en résonance avec d'autres plumes contemporaines : celle de Rebecca Chaillon, ou encore la performance de Jean 'Binta' Breeze, Riddym Ravings, où la folie devient l'ultime espace de dignité face à la violence. Nous avons revisité les mythes relatant l'histoire de femmes transformées en animaux ou en plantes (Daphné, Philomèle, Callysto), et fait dialoguer l'histoire de la dernière sorcière brûlée à Genève avec les mots de Moi, Tituba sorcière... de Maryse Condé, tissant un même fil entre ces figures de femmes rendues à leur puissance par le récit. Nous avons ensuite ritualisé cette matière, invitant les marcheureuses à expérimenter leurs propres transformations animales au son des tambours présents dans le texte de Penda Diouf, autant de gestes par lesquels le récit s’est incarné, incorporé dans nos gestes.
Les références qui ont jalonné le parcours :
Penda Diouf, La grande ourse. Quartett, 2022.
Clarissa Pinkola Estés, Femmes qui courent avec les loups. Grasset, 1996.
Jean ‘Binta’ Breeze, Riddym Ravings and Other Poems. Race Today Publications, 1988.
Michel Porret, L'ombre du diable. Michée Chaudron, la dernière sorcière exécutée à Genève. Georg, 2019.
Silvia Federici, Une guerre mondiale contre les femmes. Des chasses aux sorcières aux féminicides. Editions remue-ménage, 2021.
Maryse Condé, Moi, Tituba sorcière… Noire de Salem. Mercure de France, 1986.
Ivan Jablonka, La culture du féminicide. Seuil, 2025.
Rébecca Chaillon, Boudin Biguine Best of Banane. L’Arche, 2023.
Alexis Pauline Gumbs, Non-noyées. Leçons féministes noires apprises auprès des mammifères marins. Burn~Août, 2022.
En collaboration avec l’association féministe Echappées randonnées et Rachel Bolle, chercheuse en littérature afro-diasporiques, nous avons conçu et accompagné deux balades urbaines. Le temps d’un week-end nous avons emprunté des chemins de sorcière, convié nos ancêtres et mis à l’honneur des textes qui entraient selon nous en résonance avec l’univers de Penda Diouf.
Nous avons convoqué les autrices l’ayant inspirée dans son processus d'écriture, Clarissa Pinkola Estés et Toni Morrison, en les mettant en résonance avec d'autres plumes contemporaines : celle de Rebecca Chaillon, ou encore la performance de Jean 'Binta' Breeze, Riddym Ravings, où la folie devient l'ultime espace de dignité face à la violence. Nous avons revisité les mythes relatant l'histoire de femmes transformées en animaux ou en plantes (Daphné, Philomèle, Callysto), et fait dialoguer l'histoire de la dernière sorcière brûlée à Genève avec les mots de Moi, Tituba sorcière... de Maryse Condé, tissant un même fil entre ces figures de femmes rendues à leur puissance par le récit. Nous avons ensuite ritualisé cette matière, invitant les marcheureuses à expérimenter leurs propres transformations animales au son des tambours présents dans le texte de Penda Diouf, autant de gestes par lesquels le récit s’est incarné, incorporé dans nos gestes.
Les références qui ont jalonné le parcours :
Penda Diouf, La grande ourse. Quartett, 2022.
Clarissa Pinkola Estés, Femmes qui courent avec les loups. Grasset, 1996.
Jean ‘Binta’ Breeze, Riddym Ravings and Other Poems. Race Today Publications, 1988.
Michel Porret, L'ombre du diable. Michée Chaudron, la dernière sorcière exécutée à Genève. Georg, 2019.
Silvia Federici, Une guerre mondiale contre les femmes. Des chasses aux sorcières aux féminicides. Editions remue-ménage, 2021.
Maryse Condé, Moi, Tituba sorcière… Noire de Salem. Mercure de France, 1986.
Ivan Jablonka, La culture du féminicide. Seuil, 2025.
Rébecca Chaillon, Boudin Biguine Best of Banane. L’Arche, 2023.
Alexis Pauline Gumbs, Non-noyées. Leçons féministes noires apprises auprès des mammifères marins. Burn~Août, 2022.