Dans le cadre de son temps fort féministe “Mars Pugnace” le Théâtre de Poche a mis à l’honneur la puissante pièce de théâtre écrite par l’autrice Penda Diouf, la Grande Ourse. Sarah Perdrizat, médiatrice culturelle du théâtre, nous a conviée à concevoir une balade urbaine qui inviterait les personnes n’ayant pas vu la pièce à s’immerger dans l’univers de l’autrice et de la Grande Ourse.

Ainsi, accompagnées également de Rachel Bolle, chercheuse en littératures afro-diasporiques, nous avons, le temps d’un week-end, bravé la tempête, emprunté des chemins de sorcière, convoqué nos ancêtres et mis à l’honneur des textes qui entraient selon nous en résonance avec l’univers de Penda Diouf.

Nous tenons à remercier de tout cœur l’autrice pour le temps pris, afin de nous partager la genèse de son texte.

Un immense merci également au théâtre Le Poche, particulièrement Sarah Perdrizat et Martine Corbat pour la confiance accordée.

Virginie Thurre, Échappées randonnées
Pascale de Senarclens

@sarah.perdrix
@penda_nzi
@theatrelepoche
@echappees_rando
@pascale_de_s

Image 2: image de la performance Mad Woman, Jean Binta Breeze

Image 6: mémorial Immortelles, cimetière de Plainpalais (dit des rois)
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Dans le cadre de La semaine de l’égalité 2026 organisée par le Service Agenda 21 de la Ville de Genève, nous aurons le plaisir de vous convier à l’inauguration du Mémorial “Immortelles” une installation éphémère conçue et pensée avec @aurelialuscher_recherches en collaboration avec @aline_morvan et @icassani.

Avec le soutien et le regard attentif de @linn.molineaux de @egalite_diversite_geneve, mais également du Service des pompes funèbres, cimetières et crématoire.

Merci @cemeterycure pour les conseils et l’inspiration
Merci @utopiana.geneve de m’avoir donné du temps pour penser la mort autrement.
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Après plusieurs mois de recherche-création c’est le temps de la monstration. Dès dimanche et jusqu’en novembre:
“Hommage à la proie” installation réalisée pour l’exposition “présences” au @museedebagnes.

Elle est le fruit de plusieurs rencontres. Celle avec des adolescents-es du Châble et d’Orsières. Celle Avec Émile Deslarzes, éleveur de brebis laitières.

Elle est issue d’hybridations de savoir-faire et d’imaginaires avec @envoiture_monique @lucie.damond.

Avec le soutien de
@roxannawski pour la mise en lien avec les adolescents-es mais pas que!
@sido_lsr pour le montage

Et @supernova_pdf #supermodel

@melanie_hugon_duc pour l’infaillible accompagnement.
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Il ne faiblit pas le silence d’Elissa
Il dure le temps qu’il faut

Son regard il dit
Je suis proie mais je peux m’en sortir comme ça

Elissa qui lisse pas
Qui ne va pas te sauter au cou comme Élisa

Elissa, comme contre-pouvoir
Elissa libre du loup.
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Deux sacs. 1% d’un élevage.
Il y a tellement d’histoires à raconter.
Je ne sais pas par où commencer.
C’est dimanche matin aussi.

Les toisons viennent de l’élevage d’Emile Deslarzes à Bruson.
Des brebis basques laitières.
Installées dans les montagnes du val de Bagnes.

Chaque brebis a été tondue en moins de 2 minutes.
Chaque automne lorsqu’elles reviennent des pâturages elles sont délestées de leur masse laineuse, car il fait plus chaud dans les hangars.

On se sent bien au plus près des éleveurs et éleveuses, à observer et reconnaître les heures et les heures de travail, sept jours sur sept.

Au plus près des vies qui racontent concrètement nos besoins alimentaires urbains. À ressentir nos contradictions face aux brebis, aux agneaux, si jolies, si mignons.

Ha oui et aussi avec les 400 brebis que l’on a vues, vivent les chiens de protection. Il y en a un, le plus grand, il a le crâne aussi gros et aussi dur qu’une pierre. C’est comme toucher un rocher poilu et chaud. Il veut tout le temps être caressé et il met tout son poids contre ton flanc pour préciser son souhait.
C’est fou d’imaginer qu’il se transforme en tueur face à un loup. Imaginer qu’il ne me voit pas comme une menace alors que potentiellement un jour, je mangerai peut-être une de ses sœurs.

Vernissage samedi 7 février.
@museedebagnes
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Un jour, une amie éleveuse m’a affirmé que les brebis n’avaient pas « peur du loup ». C’est seulement lorsqu’elles se retrouvaient face à un prédateur que leur réalité basculait. Je me suis alors souvenue de leur état de vigilance permanent. Est-ce que cela ne s’apparente pas à de la peur? Cela m’a rappelé également mes retours de soirée à vingt ans, tard dans la nuit, à l’affût d’un potentiel prédateur. Les sens en éveil, mon trousseau dans la main, sans vraiment savoir comment je pourrais me défendre avec une clé.

Comme la brebis, je fais partie de la catégorie « proie ».
Éloignée du loup des forêts, c’est celui des plaines qui a attiré mon attention. Et je me suis demandée pourquoi la brebis et moi nous avions de la peine a attirer l’attention sur la violence qui traverse notre histoire. Pourquoi la protection du loup l’emportait sur les brebis déchiquetées?

C’est ce fil-là que j’ai tiré petit à petit pour mon installation au @museedebagnes . Vernissage samedi 7 février 2026.

Merci @melanie_hugon_duc pour les rencontres laineuses, les échanges et références incroyablement stimulants.
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Quand l’intelligentsia contemporaine sent un peu le moisi…

#cultureduféminicide
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Il y avait ce beau salon avec des gâteaux. Les arbres automnaux formant des tableaux derrière les fenêtres. Les chaises à ajouter car au final, plus de monde que prévu.

Aurélien a commencé le dialogue en présentant Alice Rivaz comme « une jeune morte ». Tiens, c’est vrai. Soudain elle m’a semblé toute pimpante et chic sous sa pierre du Jura.

Cela a ouvert le bal aux histoires de « morts récalcitrants », découverts au fil des recherches de Magali Molinié, ces mort-es qui sont bien vivant-es en nous, autour de nous.

Il y a ces autrices et auteurs convoquées par Sylviane Dupuis et qui ont souvent selon elle la perte d’un être cher comme déclencheur d’écriture.

Et puis il y a ces récits que l’on m’a partagé depuis le début de ma recherche et qui forment une cartographie invisible d’histoires intimes qui poussent pour être racontées.

Alors oui on a évoqué la mort politique, la mort normalisée, les rituels collectifs à réinventer, mais surtout on a ouvert de nouveaux imaginaires par les mots choisis, par le tissage soyeux et respectueux entre psychologie, ethnographie, littérature et art.

Je crois que c’est tout ça qui a fait que l’on risque certainement de se revoir.

Merci
@le_tiret @utopiana.geneve @aureliengamboni pour l’espace ouvert.

📷 Laura Spozio
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